Belles histoires de lapins et de randonneurs : des nouvelles de la 8e Ronde des clochers

Ce dimanche matin, Jeannot lapin, paisible, moustaches frémissantes,
mâchouille le trèfle gorgé de rosée ;
Soudain, arrive paniqué, oreilles collées sur l’échine, pattes tremblantes,
Capucin le lièvre, son cousin.
« T’as entendu ?  pan, pan, des coups de fusil, les chasseurs, c’est l’ouverture de la chasse ! »
« Ah bon, moi j’ai vu passer des personnes, des enfants, chaussures et bâtons de marche,
ac à dos, coiffés de casquettes ou de chapeaux à larges bords, avec parfois des chiens tenus en laisse ».

« Des randonneurs ! c’est rassurant, où vont-ils ? »
« Bien cachés, un peu éloignés d’eux, nous les suivrons »
C’est la 8ème Ronde des Clochers, parcours bleu 8 km, jaune pour les 15 et rouge pour les 21.
Partis de St Sorlin, ils arrivent à la châtaignerie, de temps en temps,
le bruit assourdissant du TGV trouble le silence ;
ils traversent des routes montantes ou descendantes,
continuent sur un large chemin herbeux, arrivent aux Simards,
au point de  ravitaillement très alléchant et bien approvisionné (denrées salées, sucrées, boissons variées).

Bien repus, certains pénètrent dans la forêt où les châtaigners,
les acacias leur apportent une agréable fraîcheur car il fait chaud,
là près de la cabane des chasseurs ; ils trouvent le deuxième ravito,
toujours aussi bien garni ; cela leur permet de se rassasier et de reprendre des forces ;
les plus courageux repartent en suivant le balisage rouge et se dirigent vers Mantaille
où une petite église de style roman, rénovée, accueillante, leur permet une pause apaisante
et là, au bas des escaliers,  un nouveau ravito les attend avant de repartir
sur un sentier rocailleux grimpant jusqu’au plateau, le GRP Drôme des Collines ;
avec la vue dégagée, ils découvrent la chaîne du Vercors, le Grand Veymont ;
en traversant le chemin, c’est l’immense plaine de la Valloire,
villages, hameaux, maisons baignés de soleil, des prés, des champs bien entretenus,
qui s’offrent à leur regard ; plus loin, rejoignant les autres parcours,
ils passent aux Marguerits avant d’atteindre St Sorlin.

« Ah ! dit une randonneuse, en arrivant, nous irons visiter dans le clocher décoré de fresques fleuries,
la belle expo de peintures, de Micheline Finot,  qui a exercé son talent dans ce village. »
« Tu vois Capucin, nous avons accompagné 196 marcheur(se)s, heureux(ses) ,
pour une belle randonnée, avec de beaux paysages et des super ravitos ».
« Oh oui Jeanot, il est temps de se quitter ;
Et comme Paul Fort l’a dit : « Le bonheur est dans le pré ;  cours y vite, cours y vite, il va filer ».

Monique

 

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