Jour de fête paroissiale

La communauté paroissienne Notre Dame de la Valloire s’est retrouvée ce dimanche 10 octobre pour la rentrée paroissiale et la rentrée du Caté.
Messe joyeuse et priante au cours de laquelle les enfants du Caté 3e année qui préparent  leur première communion ont reçu le sac qui les suivra toute l’année.

Rendre grâce pour les bienfaits reçus en cette année de pandémie, malgré toutes les épreuves, les solitudes, les peurs.  L’équipe Eglise qui Célèbre a proposé d’écrire cette action de grâce ou ses voeux pour cette année sur des post-it colorés qui avaient été apposés sur les bancs et réaliser ainsi des EX-VOTO éphémères comme ces petites plaques de marbre fixés qui remercient dans les sanctuaires ou dans certaines chapelles de nos églises.
Ainsi les portes vitrées de l’entrée de l’église se sont colorées d’une centaine de post it et les marches d’escaliers chantent, à la craie, la Gloire de Dieu.

C’était aussi une grande joie d’accueillir le père Clément SOME qui partagera avec nous pour une année, notre vie pastorale. Ci- après l’homélie qu’il a  prononcée ce dimanche.

Frères et sœurs, chère communauté paroissiale, bonjour ! Bonjour, chers enfants !
Nous sommes heureux de vous avoir avec nous et parmi nous, dans les familles, dans
la paroisse et dans l’Eglise. Bien plus, Jésus est heureux de vous retrouver et nous
vous félicitons d’avoir choisi ou accepté de faire connaissance avec Jésus… Nous
espérons que vous trouvez de la joie dans votre rencontre et votre amitié avec Lui.
(Chant : Quand l’enfant est heureux/aime Jésus, il tape les mains/crie ourah !) Merci chers
enfants d’être là : vous êtes (enfants et jeunes) selon l’expression de notre papa
François, le présent de l’Eglise… Merci aux parents, aux catéchistes et autres acteurs
qui favorisent la rencontre des enfants avec Jésus, leur insertion dans l’Eglise…
Pour fêter notre Dame de la Valloire, nous recevons une parole qui nous invite à la
rejoindre sur le chemin d’éternité, celui de la liberté spirituelle et du don de soi.
En effet, dans l’évangile de ce jour un homme a posé à Jésus une question importante,
que nous nous posons explicitement ou implicitement : « Bon maître, lui dit-il, que
dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? » Qui ne veut pas la vie éternelle ? Mais il
s’agit d’abord de vivre et de bien vivre, d’aspirer à l’éternité avec un cœur sage et
bon ! Pour cela, nous devons nous ouvrir à la Sagesse de Dieu, dont Salomon fait
l’éloge dans la première lecture, Sagesse manifestée en JC, Parole vivante de Dieu.
Cet homme, matériellement riche et socialement de bonne moralité avait cependant
conscience que quelque chose lui manquait… Son aisance matérielle et sa bonne
moralité ne suffisaient pas pour lui assurer la vie éternelle…
Alors Jésus veut lui donner accès à cette vie éternelle ; il veut l’y conduire, en lui
indiquant la condition et le moyen. La condition, c’est le détachement par rapport
aux biens matériels et le moyen, c’est le don de soi/ …
1- D’abord le détachement spirituel : il nous faut apprendre à nous détacher des
biens matériels pour mieux aspirer aux réalités d’en haut.
Riches ou pauvres, nous sommes appelés à la vie éternelle, déjà commencée
dans notre existence périssable.
Nous sommes donc invités à nous détacher des biens passagers de ce monde
pour nous élever avec Jésus en Dieu. Considérons une montgolfière qui, pour
s’envoler doit être totalement détachée du sol…Nous sommes comme des
montgolfières : nous pouvons nous élever spirituellement, à condition de nous
détacher de tout ce qui nous fixe au sol/terre/aux choses terrestres : nos sécurités
matérielles, nos appuis humains, familiaux et sociaux parfois mal ajustés, notre
excès de confiance aux sciences et techniques, notre fort attachement aux biens
matériels, nos addictions, nos envies démesurées… tout cela peut être comme
des fils voire des chaînes en fer qui nous empêchent de nous élever dans notre
désir de vivre l’éternité, par notre générosité, par notre amour de Dieu et notre
amour fraternel. Or le vrai bonheur réside dans l’amour des autres et le don de
soi : C’est dans le don de lui-même que Jésus nous a donné accès à la vie de
Dieu. Jésus nous a aimé jusqu’au don de sa vie…Et il nous invite à nous
décentrer sur nous-mêmes dans notre recherche du bonheur, par le don de soi ;
celui-ci est le moyen pour notre ascension spirituelle…
2- Savoir trouver notre bonheur dans celui des autres, par le don de soi !
Notre bonheur se trouve dans celui des autres. C’est le sens de la demande de
Jésus à l’homme riche : « va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et
tu auras un trésor dans les cieux… »
Un jour Cléclé m’a raconté une anecdote : Un groupe de 50 élèves participait à
un séminaire, sur le bonheur. Des maillots portant leur nom à chacun étaient
entasser dans une pièce ; le maître demande à ses élèves d’aller tous ensemble
chercher chacun son maillot, en quelques 5 minutes. Tous se précipitent sur les
maillots entassés dans la pièce, en se bousculant. Au bout de 5 minutes de
bataille inutile, très peu de gens avaient retrouvé le leur. Le conférencier leur
demande alors de recommencer l’opération mais en remettant chacun le maillot
qu’il aurait pris par hasard à son propriétaire. En moins de 5 minutes, chacun
d’eux avait son maillot.
Frères et sœurs, des fois, les choses se passent ainsi dans nos vies, en ce qui
concerne la recherche du bonheur. Chacun recherche le bonheur, parfois avec
frénésie, maladresse ou découragement, ne sachant où il est, alors qu’il réside
dans celui des autres. Apprenons donc à aider les autres à trouver leur
bonheur et nous trouverons plus facilement le nôtre….
Que Marie, notre Dame de la Valloire intercède pour ses enfants que nous sommes et que le Seigneur soit toujours avec vous