Pentecôte – Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
Viens, Esprit Saint, en nos cœurs
et envoie du haut de ciel
un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.
Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes,
adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ;
dans la fièvre, la fraîcheur ;
dans les pleurs, le réconfort.
Ô lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.
À tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.
Donne mérite et vertu,
donne le salut final,
donne la joie éternelle.
Amen.
Depuis la Pentecôte, dans l’Église, l’Esprit, souffle de Dieu, est comme l’air qu’on respire.
C’est une grâce infinie !
Or nous avons parfois l’impression, ces temps-ci, d’être en apnée, de ne plus respirer que péniblement.
Est-ce l’Esprit qui vient à manquer ? Est-ce qu’à force de reposer sur nous, l’Esprit-Saint se serait endormi ?
Non. Dans le cœur des saints, l’Esprit veille encore.
Par le Christ et dans l’Esprit, l’Église prêche l’Évangile et célèbre les sacrements, sans lesquels il n’est pas de sainteté possible.
Et des saints, l’Église en donne au monde !
Bien sûr, des idoles tombent, et le fracas de leur chute nous atteint. Le peuple de Dieu, ou plus exactement, la sociologie catholique, en mal de visibilité, se trouve régulièrement des figures de proue, des têtes de gondole. C’est normal : il y a un besoin d’incarnation, et le christianisme est affaire d’Incarnation. Il n’y a donc pas à le mépriser, mais à mieux discerner.
Alors il faut le redire : c’est en elle, l’Église, que l’Esprit veut continuer à agir visiblement et en permanence.
La Pentecôte nous rappelle que la permanence et la visibilité de la présence agissante de l’Esprit sont d’abord dans l’Église en tant qu’elle prêche l’Évangile et célèbre les sacrements.
Ça, c’est objectif, et ça ne déçoit pas. Et en même temps c’est insuffisant : l’Église n’est parfaitement sainte que par des chrétiens qui sont saints. Là, on peut être déçu. Mais c’est indispensable ! Alors il faut le redire : c’est en elle, l’Église, que l’Esprit veut continuer à agir visiblement et en permanence. Mais c’est en nous, les baptisés, que cela commence aujourd’hui.
(extrait site Aleteia)
Paroisse Notre Dame de la Valloire