Le baptème du Seigneur

Le dimanche qui suit la solennité de l’Épiphanie, l’Église fête le baptême de Notre Seigneur.
Le baptême de Jésus  est un des événements de la vie de Jésus les plus assurés historiquement. Les quatre évangélistes le mentionnent.

En plongeant dans le Jourdain, le Christ inaugure sa vie publique dans l’eau de nos misères humaines. Il rejoint les pécheurs sur le lieu-même de leur existence concrète.

L’Épiphanie était sa manifestation à toutes les nations. Le baptême constitue le commencement de sa vie publique. Les deux événements sont donc liés, même si l’âge du principal protagoniste n’est pas le même à l’occasion des deux événements !

Une première apparition surprenante

Pour la première apparition publique du Christ, le lecteur de l’Évangile est surpris d’avoir affaire à une manifestation aussi peu éclatante. En cette journée inaugurale, le Messie descend en effet dans les mêmes eaux que celles où plongent les pénitents qui confessent leurs péchés ! Stupéfiant préambule du ministère public du Sauveur du monde !

C’est la première manifestation publique du Christ. Lors de sa naissance à Bethléem, il n’avait été révélé qu’à quelques privilégiés. Aujourd’hui, tous ceux qui entourent le Baptiste, c’est-à-dire ses disciples et la foule venue aux bords du Jourdain, sont témoins d’une manifestation plus solennelle, que Jean soulignera d’ailleurs lui-même.

Elle comporte deux aspects : l’aspect d’humilité représenté par le baptême auquel le Seigneur se soumet. L’aspect de gloire représenté par le témoignage humain que lui rend Jean le Baptiste et le témoignage divin que le Père et l’Esprit rendent au Fils, la garantie que cet homme appartient bien à la Trinité divine.

Ces deux aspects sont à retenir dans l’histoire des hommes comme dans la vie intérieure et spirituelle de chaque homme. Les séparer, c’est commettre une erreur. Nous ne pouvons pas nous approcher du Christ glorifié sans nous approcher en même temps du Christ humilié, ni nous approcher du Christ humilié sans nous approcher du Christ glorifié.

Nous ne pouvons approcher et accueillir les hommes, nos frères, qu’en acceptant leur humble condition, leurs misères, leurs limites et, dans le même temps, de voir en eux des fils de Dieu, bien-aimés par le Père, appelés à partager la gloire du Royaume.