La Croix glorieuse

Cette fête de la Croix glorieuse que la liturgie nous invite à célébrer en septembre – le lundi 14 – nous place au cœur du paradoxe chrétien :

Comment ce signe de malédiction qu’est la croix
a-t-il pu devenir une source de bénédiction et de salut ?
Comment la vie peut-elle jaillir de la mort ?
La douceur de l’amertume ?
La joie de la souffrance ?

Ces questions nous minent tellement que nous préférons souvent faire comme si nous ne les entendions pas en essayant de nous raccrocher aux rives apparemment plus solides du quotidien de notre vie. Pourtant, elles sont tellement existentielles qu’on ne peut les occulter totalement. Elles reviennent lancinantes, attendant une réponse d’une intensité égale à celle avec laquelle elles se posent à nous.***

Certaines périodes de vie sont lourdes d’épreuves et nous convoquent au pied de la croix mais l’Évangile nous ouvre un chemin lorsque nous entendons Jésus nous dire : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ». Nous comprenons alors que la Croix ne devient salutaire que par le poids d’amour qui s’y révèle. L’amour vécu jusqu’au bout a pouvoir de sauver, réparer, donner un sens à ce qui semble à vue humaine insensé, illuminer les ténèbres les plus épaisses.

Marc Chagall : Le vitrail de l’Arbre de Vie (1976) à la chapelle des Cordeliers (Franciscains) de Sarrebourg.

Pour le chrétien la croix c’est l’arbre de vie.

*** Élie AyrouletHomélie pour la Transfiguration du Seigneur

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