Journée des migrants et des réfugiés- accueil dans notre paroisse

Journée mondiale du migrant et du réfugié}

Au cours de l’année, les catholiques du monde entier sont invités à célébrer une série de « Journées Mondiales » pour sensibiliser les fidèles sur des thèmes comme la paix, les œuvres de terre sainte, les vocations etc.….
La plus ancienne d’entre-elles, instaurée en 1914, par le pape Benoit XV, est la journée mondiale du migrant et du réfugié pour sensibiliser les paroisses italiennes au sort des migrant italiens, en partance pour le continent Américain.
Il y a un peu plus de deux ans, le pape François invitait paroisses, communautés religieuses, monastères et sanctuaires de toute l’Europe à accueillir une famille de réfugiés.

La paroisse ND de la Valloire s’est mobilisée pour accueillir à Moras, en février 2017, la famille KHALIL : le père Khaled, la mère Dilkash, leur fille Juana 3 ans, et le frère du mari Ahmad. Un petit garçon Jean est né au mois de mai. Ils sont kurdes et habitaient en Syrie une région au sud de Damas. Nous avons travaillés en partenariat avec des collectivités locales, des particuliers et des associations laïques.
La mobilisation pour un hébergement et des conditions de vie dignes s’est accompagnée d’un volet santé important, de l’organisation de l’aide aux déplacements, aux démarches administratives, de cours de français, de la scolarisation de Juana et un emploi pour Khaled et une aide à leur intégration dans la vie locale.

Nous nous sommes habitués à la libre circulation de l’argent, des marchandises, des informations, mais nous sommes plus réticents face à la liberté de circulation des personnes,
des lors qu’il ne s’agit pas de faire simplement du tourisme.
Pour avoir un débat serein il faut savoir que quoi que l’on fasse et tant que le décalage entre les pays riches et les pays pauvres sera celui que l’on connait, des immigrés viendront chez nous. Coûte que coute.
Le sujet est difficile et nous savons l’extrême sensibilité des français en ce domaine.
Comment pourrions-nous nier qu’un pays comme le notre à des limites dans sa capacité d’intégration ? Cependant, il convient donc, de prendre notre juste part à cet accueil de façon généreuse.

Toute la Bible nous dit que celui qui n’aime pas les étrangers ne peut pas aimer Dieu. « Celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, ne peut aimer Dieu qu’il ne voit pas » dira la première épitre de Jean. Devant Dieu, l’étranger et moi sommes des frères, des enfants d’un même Père.