Une rentrée 2016 sous le signe de la JOIE ?
 


"En ces temps de crimes et d’injures politiques consternantes, il serait fou d’oublier l’essentiel : la vie. Une vie qu’il faut aimer sans mesure ni complexe, réponse à l’intimidation terroriste. Comme un bras d’honneur aux assassins. Même pas peur ! Cette résistance par la joie doit évacuer tout sentiment de culpabilité. Préférer être heureux, c’est tempérer les malheurs du monde, les corriger, les adoucir...
... Une joie de vivre assumée, loin d’être « égoïste », ne fait qu’ajouter – un peu – au bonheur du monde.
Sommes-nous faits pour la joie ? "
Extraits du bloc note de JC Guillebaud dans "la Vie"
Il est souvent question de joie dans les évangiles. De quelle joie s’agit-il ? Ne serait-elle qu’un trait de caractère ? La bonne nouvelle chrétienne est souvent décrite comme une aventure de la joie !

"Je vous ai dit ces paroles pour que ma joie soit en vous
et que votre joie soit parfaite"
(Évangile de Jean)

Beaucoup de grands saints, comme Dominique ou mère Teresa, étaient joyeux, malgré les difficultés qu’ils ont traversées. Cette joie trouve sa source dans la grande annonce chrétienne : Jésus est ressuscité après sa mort sur la croix, il est vivant ! Cette joie peut donc nous habiter, même dans les difficultés. Mieux : elle nous est donnée et nous pouvons en vivre.

La joie au jour le jour : comment y arriver ?

1 - En chaque homme, il y a une attirance vers le divin, il y a le désir d’une rencontre intérieure, personnelle, d’une plénitude de vie. Ce désir-là, on peut le percevoir en soi très tôt, dès l’enfance. Mais il peut aussi se manifester tardivement, au cours d’une expérience spirituelle forte, d’une "conversion" . Dieu répond toujours à ce désir, il se fait connaître à celui qui le lui demande et sa présence le remplit de joie . C’est toujours Dieu qui initie à la joie.

2 - Une fois que Dieu s’est fait connaître, se mettre à son écoute et se laisser aller à la joie de l’accueillir ! Cette disposition du cour s’acquiert au fur et à mesure de la vie, elle est le fruit d’un cheminement personnel qui est à la fois de l’ordre de l’ascèse et du don de Dieu. Cela se fait dans la prière personnelle, par la lecture de la Parole de Dieu (révélée dans la Bible), par les sacrement de l’Église. En particulier le baptême et l’eucharistie.

3 - Accueillir dans sa vie le beau et le bon, y consentir, les accepter comme un cadeau, s’ouvrir de tout son être à la capacité de reconnaître Dieu comme étant à l’origine de ce bien. La joie, souvent, se vit comme un débordement d’amour. Elle va de pair avec un grand sentiment de paix et de plénitude. Pour le chrétien, elle est alors le fruit de l’action de l’Esprit saint et se vit dans "l’action de grâce".

4 - Ne pas consentir au travail du malheur sur soi, ne pas céder au rétrécissement de sa vie, au découragement, au défaitisme, mais toujours remercier, rendre grâce pour la vie donnée. Même si les difficultés sont nombreuses ! La vie spirituelle peut être parsemée de vrais moments de doute, de "déserts", de sécheresse du cœur. La prière est impossible, Dieu absent, pire, improbable ! Beaucoup de grands saints, comme la petite Thérèse de Lisieux, ont connu de tels moments. Ils les ont surmontés par la foi et la confiance en Dieu, envers et contre tout.

5 - Souvent le malheur empêche d’accueillir la joie. Trop de malheurs enferment, envahissent la vie et le cœur. L’épreuve est trop grande, pousse au refus, à l’enfermement sur soi. Comment se réjouir alors que les deuils se succèdent, que le chômage guette, que la dépression s’immisce ? C’est impossible... L’épreuve est un obstacle à la vie. Dans ces cas-là, accueillir la souffrance sans se laisser dévorer par elle est une forme de résistance qui conduit à percevoir, au milieu des pires épreuves, une profonde joie. Cela peut sembler impossible et pourtant, beaucoup en témoignent.

6 - Être joyeux c’est vouloir rendre ce que l’on a reçu, c’est vouloir partager ce cadeau, c’est le répandre autour de soi. La joie engage à aimer, elle pousse à reconnaître et approfondir ses qualités profondes. Elle est aussi contagieuse. Qui n’a jamais été séduit par une personnalité joyeuse ? Jésus et ses apôtres, nous disent les évangiles, étaient joyeux, aimaient les fêtes et leurs amis. La joie transforme notre regard sur les gens et les événements. Elle est, profondément, le signe du chrétien.
[Extrait du site Croire->http://croire.la-croix.com/Definitions/Ecole-de-priere/Vie-spirituelle/Sommes-nous-faits-pour-la-joie]






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