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NOEL
 

« La grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous » (Tite 2, 11)
Pourquoi le Seigneur n’intervient-il pas face à l’injustice, à
l’oppression, aux scandales de toutes sortes ? Les lectures bibliques des premiers jours de l’Avent exprimaient l’interrogation et l’impatience de beaucoup, y compris des
croyants : pourquoi le Seigneur tarde-t-il à mettre en ordre ce qui devrait l’être, pourquoi tarde-t-il à nous délivrer du Mal ?
Le prophète Isaïe en avait conscience : ce salut implique aussi notre conversion :
« Pourquoi, Seigneur, nous laisses-tu errer hors de tes chemins ?
Pourquoi laisser nos cœurs s’endurcir et ne plus te craindre ? Ah ! Si tu déchirais
les cieux, si tu descendais… » (Isaïe 63, 17 et 19)
Et Jean-Baptiste exhortait ceux qui venaient à lui : « Produisez donc du fruit qui témoigne de votre conversion ». (Mt 3,8)
Face à nos décisions et à leurs conséquences le Seigneur ne demeure pas indifférent mais dans sa miséricorde il se montre patient envers chacun. Il nous faut admettre qu’il est miséricordieux envers les autres autant qu’envers nous-mêmes. Tandis que, comme les apôtres, nous aimerions parfois recourir à des solutions expéditives pour redresser les torts des autres, il nous faut apprendre à devenir miséricordieux comme il est miséricordieux (Luc 6, 36).
Face aux ravages du mal, le Seigneur ne demeure pas indifférent. La célébration chrétienne de Noël le proclame chaque année : il a déchiré les cieux. Il est venu en la personne de Jésus, vraiment homme et vraiment Dieu.
« Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur » annoncent les anges
aux bergers (Luc 2, 11). « Le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous » (Jean 1, 14).

Le Sauveur ne règle pas instantanément tous les problèmes, il ne vient pas faire notre volonté mais nous apprendre à faire celle du Père. Il vient prendre la tête d’une humanité nouvelle. Ressuscité d’entre les morts il sera le premier-né d’une multitude de frères. Déjà il nous appelle à vivre de son Esprit, à aimer comme il nous aime, il nous offre sa joie et sa paix.
Le Salut qui nous est offert se heurte en nous à bien des obscurités et des résistances.
La lumière du Christ n’est pas d’emblée intégralement accueillie dans nos ténèbres. La célébration de Noël dans la nuit est un signe : il nous faut lutter contre l’assoupissement, le sommeil, le découragement. « Veillez, veillez et priez », nous répète souvent l’Evangile.
Comme un anniversaire et par sa proximité avec le Nouvel An, Noël place régulièrement une sorte de jalon nouveau dans notre existence. « Ensemble, avec toutes les créatures, nous marchons sur cette terre en cherchant Dieu, écrit le Pape François à la fin de son encyclique Laudato si sur la sauvegarde de la maison commune.
Au cœur de ce monde, le Seigneur de la vie qui nous aime tant, continue d’être
présent. Il ne nous abandonne pas, il ne nous laisse pas seuls, parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-il. »
Nîmes, le 13 décembre 2017
+ Robert WATTEBLED
Evêque de Nîmes

Messe de la Nuit de NOEL à Saint Sorlin, salle polyvalente à 18H30
Messe du Jour de NOEL à Manthes à 10H

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4e dimanche de l’Avent

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Noël






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