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Bernard Héraud, prêtre

Bernard Héraud se présente


 

J’exerce mon ministère à Valence depuis quatre ans. Ma région d’origine (celle de ma famille) c’est justement notre région, Tain l’Hermitage, Tournon,
et en remontant plus loin dans le temps Arlebosc et Empurany en Ardèche.
L’origine de ma vocation, je ne saurais la dire, c’est le secret de Dieu, en tout cas je me rappelle que je n’y ai plus pensé pendant toute l’adolescence et
ma jeunesse étudiante à Paris. Mais j’étais resté “pratiquant” comme on dit et je me souviens très bien lors d’une messe du Dimanche à Notre-Dame
de Paris que cet appel est revenu brusquement et ne m’a plus quitté.

Avant d’être prêtre, j’ai fait des études à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et à l’Université Paris II. J’ai même passé le concours de l’ENA d’où je
me suis fait royalement virer à l’issue des épreuves orales (ce qui m’a beaucoup affecté pendant quelques temps, j’ai eu du mal à m’en remettre) ; je
crois même avoir côtoyé à l’occasion des épreuves de ce concours, sans le savoir et sans m’en rendre compte, des gens qui sont aujourd’hui célèbres
mais Dieu ne m’a pas voulu parmi eux ! J’ai ensuite travaillé pendant un an à la division des relations internationales du Centre National d’Etudes Spatiales, c’était au moment du lancement d’Ariane I et alors qu’on voyait venir le
grand boom moderne des télécommunications (je me rappelle des conférences internationales où l’on décidait de la répartition des fréquences). Je
suis ensuite entré au séminaire de l’Institut catholique de Paris et j’ai été finalement ordonné prêtre en 1984 par le cardinal Lustiger ; je reste très
marqué par le ministère du cardinal Lustiger, sa pensée prophétique, et son action...parfois un peu vigoureuse !

Comme prêtre mon premier ministère a été à Belleville pendant cinq ans, dans un quartier très populaire et très immigré, aumônier d’un ancien patronage et vicaire dans une paroisse que l’on appelle “Saint Joseph des Nations”. Ensuite j’ai été nommé dans le XIIIe arrondissement de Paris, à Notre-Dame de la gare pendant sept ans. J’ai ensuite répondu à l’appel du cardinal Lustiger qui
demandait des prêtres pour la banlieue, et pendant onze ans j’ai été nommé dans le Val d’Oise, dans le Val de Marne et enfin en Seine et Marne. J’ai
souhaité ensuite rentrer au pays et l’archevêché de Paris a donné son accord pour mon retour dans la vallée du Rhône.
Que dire de Valence ? Une région et une Eglise dynamiques et qui savent “exploiter” au bon sens du terme les ressources de la région, y compris les
ressources spirituelles et les trésors de sainteté si nombreux ; la mémoire vivante de Marthe Robin dans ma future paroisse de la Drôme des collines
me motive beaucoup et j’ai envie de mieux la connaitre ainsi que son oeuvre, je crois qu’elle n’a pas fini de nous étonner. J’admire aussi le travail pastoral entrepris pour ne pas en rester à des relations frontales avec l’Islam, d’autant qu’il nous manque ici les populations immigrées chrétiennes africaines, tamoules et autres qui sont si nombreuses en banlieue parisienne et si présentes dans nos églises (venez à la messe de 10 h 30 le Dimanche à la basilique Saint Denis dans le 93 et vous trouverez une cathédrale pleine et fervente, peuple de Dieu aux mille visages rassemblé par le Christ).
Bernard HERAUD






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